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7 jours pour communiquer avec bienveillance

Le burn-out maternel est un phénomène qui touche de nombreuses mères durant leur maternité. Épuisement, impatience, désinvestissement peuvent indiquer qu’une mère se sent dépassée dans son rôle parental. Ce syndrome, différent du baby-blues et de la dépression, est encore souvent tabou et peut concerner toutes les femmes à différents moments de leur maternité. Parmi les signes les plus courants de burn-out maternel, on trouve :

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1- Une grande fatigue

Le burn-out maternel se traduit d’abord par une extrême fatigue physique et émotionnelle. La plupart des mères, par obligation ou par choix, assument souvent seules la majorité des tâches incombant aux enfants. Les obligations parentales liées à l’éducation, la scolarité, la santé, les loisirs, etc., créent une charge mentale telle que certaines mères peuvent se sentir complètement dépassées.
Avec le stress et malgré la fatigue, le sommeil peut être perturbé, non-récupérateur, la vigilance et la concentration peuvent s’amoindrir et occasionner des oublis, des étourderies, etc. Tout ceci concourt inévitablement à une fatigue physique : les mamans souffrant de burn-out maternel voient immanquablement leur énergie et leur résistance physique diminuer.

2- Des émotions à fleur de peau

La fatigue et le stress jouent un rôle inévitable sur la sphère émotionnelle. Un burn-out maternel peut donner lieu à des pertes de sang-froid, de l’agacement ou de l’énervement envers ses enfants ou son conjoint, de l’irritabilité, une ambivalence des comportements, des passages de rires aux larmes, etc. Lorsque la situation perdure, il n’est pas rare que le burn-out maternel finisse par engendrer des négligences voire, dans certains cas, à des violences éducatives ou physiques.

3- Un stress accru

Inconsciemment, les standards de la « bonne mère » sont ancrés dans les consciences et source de stress pour les parents. Endosser la cape de « super maman », atteindre un modèle de perfection supposée par notre société n’est pas une mince affaire et crée une pression énorme sur les mères. Certaines mettent un point d’honneur à agir sur tous les fronts en même temps, à porter toutes les responsabilités sur leurs épaules. Ceci est forcément voué à l’échec, car il n’est pas possible de tout assumer seule.

4- La perte de plaisir

Les mères en situation de burn-out éprouvent souvent un désintérêt envers leur conjoint, un manque de désir sexuel, du désinvestissement face à leurs enfants et leur rôle de maman.

5- La culpabilité 

Une maman dépassée culpabilisera de cette situation. Elle s’en voudra de son manque d’énergie, d’envie et d’implication au sein de sa famille. Le burn-out maternel peut avoir de lourdes conséquences sur l’estime de soi d’une mère : elle peut avoir le sentiment de ne pas assurer dans son rôle, d’être une mauvaise mère, et douter de ses capacités à élever ses enfants. 

Autres signes du burn-out maternel

Comme la dépression, le dépassement maternel doit être pris en charge rapidement. D’autres signes peuvent alerter, tels que des conséquences sur la santé de la mère, du conjoint ou des enfants. Ces derniers sont de véritables éponges. Un enfant qui rencontre des difficultés à l’école ou dans son développement peut être le signe d’une maman qui va mal.
Des troubles du sommeil, une dépression, des idées noires, la consommation d’alcool ou l’apparition de comportements addictifs (jeu, travail, sport, etc.) peuvent également révéler un burn-out maternel. 

Que faire face au burn-out maternel ? 

  • Consulter, en parler au médecin de famille ou à son pédiatre est un premier pas en avant ;
  • déléguer certaines tâches ou responsabilités à son conjoint, un membre de l’entourage ou un organisme qualifié ;
  • faire preuve de bienveillance en prenant du temps pour soi et se reposer ;
  • apprendre à dire non pour ne pas se laisser dépasser ;
  • accepter de ne pas être la mère parfaite : elle n’existe pas !