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7 jours pour communiquer avec bienveillance

Pourquoi la bienveillance est-elle une garantie pour le bon développement de l’enfant?

L’éducation bienveillante, appelée également éducation positive, est de plus en plus mise en avant. Mais de quoi parle-t-on exactement et pourquoi utiliser la bienveillance dans l’éducation de nos enfants peut faire la différence ?

Un cerveau en construction qu’il faut préserver

Les neurosciences permettent aujourd’hui d’asseoir l’importance de la posture bienveillante sur le développement de l’enfant. Il est bel et bien un individu à part entière, avec des émotions et une capacité à comprendre et participer aux réflexions le concernant. Avant 6 ans, le cerveau de l’enfant est considéré comme immature. C’est-à-dire qu’il n’a pas de filtres, il prend tout sans recul. Ainsi, ce qui est anodin pour un adulte peut relever de la catastrophe pour l’enfant. Cela provoque en lui ces fameuses tempêtes émotionnelles qui mettent souvent à mal les parents. Ces émotions qui l’envahissent génèrent du stress, et s’il n’apprend pas à les gérer, s’il n’est pas entendu, il sera plus sujet aux angoisses et même à l’agressivité. Ses capacités d’apprentissage et de concentration seront également diminuées. Grâce à la recherche, nous savons désormais que la bienveillance permet de faire mûrir le cerveau. Il est donc très important que l’adulte puisse prendre du recul et accompagner son enfant dans la gestion de ses émotions. Identifier ce qu’il ressent, mettre des mots, trouver des solutions concrètes ensemble, pour apaiser.

La bienveillance donne du sens et responsabilise

Lorsqu’un parent a recours à la fessée (interdite désormais par la loi) ou à des violences éducatives ordinaires (menaces, isolements, etc.), outre le stress engendré pour l’enfant, cela revient à l’éduquer par la peur. Il obéit parce qu’il a peur, non parce que cela fait sens pour lui. Éduquer avec bienveillance, c’est donner du sens, coopérer et donc responsabiliser l’enfant. Les règles sont construites autant que possible avec lui et énoncées clairement. Ainsi, lorsqu’un dérapage arrive, il connaît le cadre et il peut même, accompagner de son parent, trouver comment « réparer », que l’accident soit matériel ou vis-à-vis d’un autre individu.

Accompagner l’enfant à faire seul

« aide-moi à faire seul »

Comment ne pas citer les travaux de Maria Montessori, fondatrice de la pédagogie du même nom, lorsque l’on parle de bienveillance éducative ? Son fameux « aide-moi à faire seul » est un pilier de cette éducation. En tant que parents, nous avons tendance à vouloir agir à la place de l’enfant, pensant l’aider ou gagner du temps. Pourtant, il est capable de beaucoup, même tout petit. Le laisser faire c’est le rendre autonome et confiant en ses capacités. Comme l’a préconisé Maria Montessori, il est ainsi important de préparer l’environnement afin qu’il soit propice aux apprentissages autonomes. La bienveillance est donc un vrai gage de bien-être et de bon développement pour l’enfant : respecté, entendu, accompagné et amené vers l’autonomie, il pourra déployer son plein potentiel. Toutefois, n’oublions pas que ce n’est pas une recette clés en main et que chaque parent apprend, comme l’enfant, en tâtonnant. Il est donc important de se traiter avec indulgence, patience et évidemment bienveillance.