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Lorsque l’on s’interroge sur la manière d’aborder la lecture et l’écriture avec un enfant, la première question qui nous vient à l’esprit est de savoir quelle police lui proposer pour cet apprentissage : script ? cursif ? majuscules ?

Maria Montessori préconisait l’écriture cursive, et nous allons voir pourquoi.

Les majuscules, ou lettres bâtons

A l’époque de Maria Montessori, mais encore de nos jours, la pédagogie classique incite les enfants à apprendre d’abord les lettres majuscules, puis de passer aux cursives par la suite, les lettres bâtons étant jugées plus simples à réaliser que les courbes complexes de l’écriture cursive.

Lors de ses observations sur des enfants, Maria Montessori s’est rendue compte que lorsque ces derniers remplissaient des pages de bâtons, les caractères inscrits en bas de page ressemblaient plus à des courbes en forme de C qu’à des lignes bien droites. En effet, les enfants ne pouvant maintenir leurs capacités d’effort et d’attention sur une longue période, le mouvement spontané de la main reprenait le dessus avant la fin de l’exercice.

Cette observation nous montre bien que le mouvement naturel de la main pour écrire est de former des courbes et non des traits. Il est bien plus difficile de tracer une ligne parfaite entre deux points que de réaliser une courbe, qui pourra être tracée de diverses manières. Il suffit de regarder les dessins de jeunes enfants pour s’en rendre compte : ils ne dessinent pas des lignes droites mais bien des courbes !

C’est à partir de ce constat que Maria Montessori a créé sa méthode pour l’apprentissage de l’écriture : en analysant le mouvement que devait effectuer la main pour écrire, et non les signes alphabétiques.

Préparation à l’écriture

La méthode de Maria Montessori consiste donc à préparer la main de l’enfant à écrire, par des voies indirectes, c’est à dire apprendre à écrire sans écrire. Pour ce faire, il faut que la main acquiert deux sortes de mouvements : celui qui reproduit la forme, et celui par lequel on manie le stylo.

On arrive à ce résultat à travers les diverses activités de vie pratique et de vie sensorielle : la main gagne ainsi en légèreté, en souplesse, en précision etc …

Puis viennent les activités de préparation plus directes. Les formes à dessins permettront à l’enfant de s’exercer à tracer avec un crayon. Avec les lettres rugueuses, il apprendra à tracer les différents signes alphabétiques. Et vient enfin l’alphabet mobile, qui lui permettra d’écrire ses premiers mots sans avoir à écrire directement sur du papier.

Ne pas oublier en amont de sensibiliser l’enfant aux différents sons composants les mots. Cette conscience phonologique est indispensable pour qu’il puisse par la suite décortiquer le mot qu’il souhaite écrire, et donc traduire les sons qui le composent en signes alphabétiques. Ce travail qui ne nécessite pas de matériel est très important, car il permet aussi de donner du sens à l’apprentissage des lettres

Préparation simultanée à l’écriture et à la lecture

Bien que l’écriture se manifeste avant la lecture, leur préparation s’effectue simultanément. Avec les lettres rugueuses, l’enfant apprendra à tracer les formes de chaque lettre de manière tactile, mais aussi à les reconnaître visuellement. Il est donc important de ne proposer qu’une seule police pour ces deux activités. Comme nous avons vu que le mouvement naturel de l’écriture était de faire des courbes, il est plus logique d’enseigner la lecture et l’écriture avec la police cursive, et de bien garder cette police pour les différentes étapes, jusqu’à ce que l’enfant soit à l’aise avec les différentes compétences.

Dans un environnement Montessori on présente donc une écriture cursive avant script. Le cursif est considéré comme un moyen naturel d’apprendre à écrire car les lettres fluides et connectées donnent un début et une fin précis à chaque mot. Le cursif aide également à développer et à renforcer la motricité fine de l’enfant en utilisant des traits lisses plutôt que des mouvements saccadés. Les recherches de la neurophysiologiste Carla Hannaford confirment « que l’écriture cursive active les deux hémisphères du cerveau – et que le développement de l’os carpien dans la main est très lent. L’impression et la dactylographie prennent beaucoup plus de temps au développement de l’os carpien que l’écriture cursive. »

L’introduction du script

Dans son livre « le manuel pratique de la méthode montessori », Maria Montessori écrit : « Il y avait dans la classe un almanach avec beaucoup de mots en caractères d’imprimerie et d’autres en écriture gothique et, à notre grande surprise, de nombreux enfants se mirent à lire les deux types de caractères sans notre aide. »

Aucunes inquiétudes alors à avoir quant à l’apprentissage des caractères en script. Faites confiance à votre enfant, le cerveau possède cette aptitude à reconnaître une lettre dans n’importe quelle écriture.

Si cet article vous a plu, ou si vous avez des interrogations, n’hésitez pas à laisser un commentaire, je serai ravie de pouvoir y répondre.

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